L’observation confortable et précise des fleurs se fait à l’aide d’une loupe binoculaire de grossissement x 20.
Peu d’inflorescences sont unisexuées (plantes monoïques et plantes dioïques). Si quelques fleurs seulement sont unisexuées, l’inflorescence est hétérogame.
Chaque élément de la fleur a ses variantes.
Lemme :
Forme et dimensions variables :
-Elle
peut être entière ou bifide ou tronquée-dentée, carénée ou non (attention à la
confusion : même remarque que pour les glumes).
-Obtuse,
mutique, acuminée, aristée (l’arête peut être terminale, dorsale, basale,
sinusale c’est-à-dire prendre naissance au fond du sinus d’une lemme bifide).
-L’arête de la lemme peut aussi être droite ou coudée (genouillée) et tortillée (torsadée, vrillée) dans sa partie inférieure (attention : la forme de l’arête change rapidement avec le degré d’humidité environnante).
-Nombre de nervures, nervures plus ou moins saillantes.
Paléole.
Du fait de son peu de place entre la fleur et la rachilla, la paléole est le plus souvent aplatie, bicarénée. Elle présente peu de variantes (pilosité, dimensions).
Etamines
Leur nombre est variable : 1, 2, 3 ou 6 (Bambous). Les anthères tombent très facilement : il convient d’observer plusieurs individus.
Ovaire.
Poilu ou glabre au sommet. Les stigmates sont terminaux ou latéraux au nombre de (1), 2 (3).
Lodicules
Au nombre de 2, rarement 1, ou absentes ;de formes diverses, parfois bilobées.
Leur turgescence provoque l’ouverture des glumelles à l’anthèse pour permettre la sortie des étamines.
Elles sont le plus souvent contiguës entre lemme et ovaire.