Les festucologues décrivent les sections foliaires pour différencier les espèces des genres difficiles (en particulier le genre Festuca), ou rendus tels par l’introduction de ce caractére différenciant !
La section transversale d’une feuille permet d’observer :
-le nombre de faisceaux,
-la présence de cellules bulliformes au fond des sillons.L’humidité ou la sècheresse ambiante provoquent respectivement la turgescence ou la contraction de ces cellules, donc l’ouverture ou la fermeture de la feuille. On fera attention avant de décider si une feuille est par nature plate ou pliée !
-la forme des côtes : à sommet arrondi, plat ou aigu,
-la
répartition du SCLERENCHYME. Le sclérenchyme
est un tissus de soutien qui résulte de l’épaissement des parois des cellules
par des dépôts de lignine.
Le sclérenchyme apparaît en clair sur une coupe foliaire, sous forme :
*d’ILOTS ; du moins telle en est l’image sur la section ; en réalité ce sont des bandes qui parcourent le limbe longitudinalement.
L’îlot est un PILIER s’il unit un faisceau à l’épiderme. C’est une TRAVÉE s’il relie les 2 faces du limbe tout en contenant un faisceau,
*d’ANNEAU
continu (en fait de tube fendu en avant) d’épaisseur constante ou variable ;
ou plus ou
moins interrompu.
Les îlots sont parfois décurrents et tendent à se rejoindre (dites-moi comment on distingue un “anneau plus ou moins interrompu“ d’ “îlots décurrents”!).
Pour l’observation du sclérenchyme “la coupe doit toujours être pratiquée vers le milieu du limbe de la dernière feuille complétement développée d’une innovation au moment de la floraison de la plante... une bonne loupe peut parfois suffire sur le terrain“ [GV p. 922], une coupe franche examinée avec une bonne loupe peut, parfois' suffire! Avez-vous essayé?
Si cette méthode d’investigation est valable pour le genre Festuca pourquoi n’a t’elle pas été appliquée à d’autres genres difficiles ?